SÉNÉGAL: LES TALIBÉS OU CETTE PLAIE QUI NE GUÉRIT JAMAIS

Au Sénégal, la mendicité est à son paroxysme. Rien qu’à Dakar la capitale compte environ 30 000 talibés quémandent chaque jour dans les rues. La particularité de ce problème récurrent est que 60 % de ces enfants n’ont pas même pas 10 ans. 

Les talibés sont des élèves d’écoles coraniques que certains maîtres, appelés aussi marabout envoient mendier pour gagner de l’argent.

En se référant sur les statistiques officielles qui n’ont pas évoluées depuis plus d’une décennie, il y aurait 100 000 talibés au Sénégal et il est évident que ces derniers sont au cœur d’une énorme circulation d’argent.

Depuis trente à trente-cinq ans, une grande partie de ces enfants est victime du fonctionnement des daaras (écoles coraniques). Mal logés, mal nourris, maltraités, ils sont contraints d’aller mendier au bénéfice du maître d’école coranique.

Ces pauvres enfants constituent évidemment dès l’adolescence, l’essentiel de la criminalité du pays. Ils n’ont appris aucun métier, ne savent ni lire, ni écrire (même pas l’arabe d’ailleurs…) et ont rompu les liens qui les unissaient à leur famille. Ce scandale typiquement sénégalais poussent des centaines de milliers d’enfants à une misère certaine et le pays à devenir un coupe-gorge à brève échéance.

Pourtant au mois de juin dernier, le président de la République du Sénégal, Macky Sall avait décidé de retirer tous les enfants de la rue et de les ramener à leurs familles. Une fausse promesse qui n’aura duré que 6 mois. Aujourd’hui les voilà de retour dans les rues.

Ce phénomène frappe durement les touristes dès qu’ils arrivent au Sénégal. Les mendiants sont innombrables, de tous sexes et de tous âges. Ce fléau nuit gravement à la jeunesse et le tout accompagner d’un mutisme systématique de l’État et des ONG pour l’enfance qui sont pourtant nombreuses dans le pays.

Commentaires

commentaires