CENTRAFRIQUE : VERS UN NON-LIEU POUR LES MILITAIRES FRANÇAIS COUPABLES DE VIOLS SUR MINEURS ?

Fin avril 2015, par le journal britannique The Guardian mettait en lumière un dossier jusque-là gardé secret par l’État français : des accusations de viols commis dans le camp de déplacés de M’Poko, près de l’aéroport de Bangui, entre décembre 2013 et juin 2014, et visant au départ quatorze militaires français de la force Sangaris. En mai 2015, une enquête avait donc été ouverte par trois juges d’instruction. En effet, des enquêteurs ont été déférés en Centrafrique, afin de corroborer les accusations portés contre les soldats français, auprès d’une dizaine d’enfants. Cette tache semble-t-il, n’a pas été facile, d’autant plus que les témoignages variaient, selon une source de l’AFP.

A côté de cela, deux autres enquêtes portant sur des accusations similaires, avaient été ouvertes, sous l’autorité du Parquet de Paris. L’une d’elles, rapporte le magazine Jeune Afrique, faisant état d’une jeune fille qui se disait victime d’un viol en 2014 avant d’évoquer un rapport consenti non protégé, a été classé sans suite. Le 25 novembre dernier. L’autre par contre est toujours en cours, confie une source judiciaire à l’AFP. Elle concerne quatre enfants qui disent avoir été victimes d’agressions sexuelles de la part de soldats français, entre 2013 et 2015 à Dékoa.

Le site d’informations Médiapart souhaitant dénoncer l’apparente « toute-puissance »des soldats français, qui restent malgré tout impunis au vu de la gravité des faits dont ils se sont rendus coupables, publié mardi 03 janvier une enquête intitulée « Les exactions impunies de l’opération Sangaris », dans laquelle plusieurs personnes disent avoir subi des abus sexuels de la part de militaires français. En espérant que ce dossier permette à la justice d’agir afin de laver l’honneur violé de ces enfants.

Il serait temps ! Jusqu’à quand dureront ces injustices ? Les droits des enfants ne sont-ils pas les mêmes quel que soit l’endroit dans le monde où l’on se situe ? Alors que de lourdes accusations pèsent sur les soldats français, Jeune Afrique révèle que d’autres accusations d’abus sexuels ont été portées contre des Casques Bleus de la mission de l’ONU en Centrafrique, notamment ceux d’origines gabonaise et burundaise. Quand allons – nous cesser de nous rendre complices des maux de l’Afrique ?

NegroNews

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