​NIGERIA ET AFRIQUE DU SUD: 2016, UNE ANNÉE PAS FACILE 

Entre les troubles politiques, les problèmes sécuritaires, la baisse des cours des matières premières, l’année 2016 aura été mouvementée pour les économies africaines. Bien évidemment les géants que sont le Nigeria et l’Afrique du Sud n’ont pas échappé à la crise, bien au contraire. 

Le Nigeria principale puissance africaine a traversé une année des plus rudes. Insécurité qui a entraîné la chute de la production, effondrement des cours du pétrole, corruption éternelle. Ces éléments ont provoqué la chute de la valeur du naira (monnaie nigerianne), par le moyen du tarissement des devises.   Une situation qui fait grincer des dents certains. En effet certains économistes pensent que la situation était prévisible, pressentie, donc des mesures auraient dû être prises en ce sens mais rien a été fait. «Il était évident dès la mi-2014 que le Nigeria en prenait le chemin (la crise), étant donné la chute des cours du pétrole. On était en droit de penser que l’équipe de Muhammadu Buhari, qui entrait en campagne à ce moment-là, prendrait ces éléments en compte. » fustige Manji Cheto analyste en risque.

« Mais ils ont passé leur temps à critiquer la précédente administration. Maintenant, je pense que le gouvernement veut tenter de diversifier l’économie, en particulier en cherchant à valoriser les produits agricoles. Mais tant que les pénuries d’électricité perdureront, que les infrastructures resteront défaillantes, on peut douter des capacités à mettre en place une véritable industrie» ajoute-t-il. Tout cela ne donne pas beaucoup de motif d’espoir pour l’année à venir.

Quant à l’Afrique du Sud, elle doit échapper à une crise si profonde,  au léger bond du secteur minier en fin d’année 2016, bond sans lequel le pays n’aurait pu échapper à la récession. 

« Cela a été une année difficile pour l’Afrique du Sud, à cause d’abord de la chute des prix des matières premières et puis les problèmes de fourniture en électricité ont pénalisé l’économie. La croissance s’est contractée à 0,1 % au premier trimestre. Puis elle est passée à 0,6 % au deuxième trimestre. Le fort taux de chômage et la faiblesse du secteur minier qui contribue beaucoup à l’économie du pays ont également pesé. Enfin, une réglementation contraignante a éloigné les investisseurs » analyse Selte Lyigun, un économiste à la Coface.

Si, le pays n’est donc pas en situation de récession, il n’en est pas moins en situation inquiétante.

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