UNE CRUE FAIT UNE CINQUANTAINE DE MORTS EN RDC

Le climat socio-politique est encore très tendu en RDC, dû au refus du président Kabila à respecter la constitution qui lui interdit de se représenter pour brider un troisième mandat. Un malheur n’arrivant jamais tout seul, dans la nuit du 26 décembre, la ville de Boma a connu des heures sombres.

Des pluies torrentielles se sont abattues sur la ville cette nuit là, pendant deux longues heures, faisant déborder la rivière Kalamu, un affluent du fleuve Congo qui baigne cette ville située à 470 km au sud-ouest de la capitale Kinshasa. La crue a fait plusieurs victimes elle a « causé au moins 50 morts » a déclaré M. Mbadu, le gouverneur de la province du Kongo central, joint par téléphone jeudi. Il a néanmoins précisé que des recherches étaient toujours en cours et qu’« éventuellement d’autres corps enfouis dans la boue » pourraient être retrouvés, poursuit-il.

Le 28 décembre, la population avait déjà procédé à l’enterrement de 31 corps, alors qu’une vingtaine d’autres corps étaient repêchés sur les rives angolaises, en attente de rapatriement, car toutes les victimes seraient de nationalité congolaise. La ville à ce jour « sinistrée » abritent désormais 10.000 victimes désormais sans-abris, car pas moins de 500 habitations ont été détruites par les eaux.

« En moins de deux heures, les eaux sont montées jusqu’à atteindre deux mètres au-dessus du niveau normal. Ce phénomène est cyclique et se produit à intervalle de dix ans. La dernière manifestation a eu lieu en janvier 2015 mais avec le changement climatique, il vient de se reproduire en décembre 2016 », conclut le gouverneur.

Une catastrophe de plus qui vient nous rappeler l’importance de la prise en compte des questions environnementales, pour protéger non seulement nos richesses mais également pour préserver des vies. Les services étatiques pouvant faire face à des catastrophes naturelles sont quasi-inexistants dans le pays. M. Mbadu a affirmé travailler, « avec le concours d’une firme hollandaise », à dévier « les eaux du fleuve Congo, (…) afin d’éviter que ces inondations ne se reproduisent ». Cela constituerait déjà un début de solution pour ce pays classé parmi les plus pauvres du monde.

NegroNews

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