CRISE POST-ÉLECTORALE AU GABON: PING DURCIT LE TON

Au Gabon, la crise politique post-électorale n’a pas fini de tenir en haleine les populations. Jean Ping qui, jusque là s’était efforcé de croire en les voies de la démocratie et des mécanismes juridiques, décide de durcir les choses.‎

Jean Ping avait initié il y a quelques jours un dialogue national regroupant ses soutiens. Il avait à l’occasion de l’ouverture du dialogue déclaré que la l’égalité constitutionnelle ne serait plus son credo. La fin du dialogue ce vendredi 23 décembre marque pour ainsi dire le début de l’instabilité. L’intéressé ne s’en cache pas, puisqu’il appelle même ses militants à récupérer ‎« par tous les moyens » sa « victoire volée par les imposteurs qui se sont installés par effraction à la tête de l’Etat » selon lui par Ali Bongo.‎

Face à ces déclarations qui pourraient entraîner le pays vers un réel état d’instabilité, le pouvoir en place, par la voie de son porte parole à fait savoir que Jean Ping devrait se garder de tenir de tel propos, a peine de quoi il se retrouverait derrière les barreaux. ‎« Il y a les lignes jaunes. S’il les franchit, il sera arrêté. Nous sommes un Etat, et vous pensez que l’Etat va se laisser impressionner par les déclarations de M. Ping. Si son plan B, c’est la guerre, eh bien que M. Ping se rende compte qu’avant que les autres n’aille mourir, lui d’abord sera arrêté », a affirmé le porte-parole.

Si le Gabon en l’état actuel des choses vit une relative accalmie, Jean Ping assimile celle-ci au «calme qui précède la tempête». Et on ne saurait raisonnablement lui donner tort au vu de la situation socio-économique désastreuse que traverse le pays. ‎

Commentaires

commentaires