JAMMEH :  » CE N’EST PAS À PARIS QUE SE JOUE L’AVENIR DE LA GAMBIE »

Il y a sept ans, l’ancien homme fort de la Guinée Conakry Moussa Dadis Camara déclarait lors d’une interview « la Guinée n’est pas une sous-préfecture française ».septembre 2016, Lambert Mende porte-parole du gouvernement Congolais estimait à son tour que « la RD Congo, n’est pas un département d’outre-mer français ». Si plusieurs voix s’élèvent sur le continent pour dénoncer l’ingérence des « anciennes » puissance coloniale, c’est tout simplement parce que plus de 5 décennies après les indépendances, plusieurs États Africains semblent à travers de multiples intrusions contraint d’appliquer un agenda qui n’est pas le leur.

Le temps n’est pas encore venu, celui où les pays africains pourront se prononcer librement sur les affaires internes françaises. Des exemples le démontrent l’Afrique n’a pas le monopole des contentieux électoraux. Si le rôle de sacro-saint ne peut être attribué aux présidents africains, il n’en demeure pas moins que ces derniers sont à la tête des États souverains, au même titre que leurs homologues Français, Anglais, Allemand etc… C’est sans doute à travers une occasion manquée de « se taire », que l’actuel président français, François Hollande s’est prononcé sur la situation Gambienne, au cours d’une visite d’État en France cette semaine de son homologue sénégalais Macky Sall.
S’exprimant sur la situation post-électorale en Gambie, le président français a appelé au respect des résultats de l’élection du 1er décembre 2016 : «Le Président élu (Adama Barrow) doit donc être installé le plus vite possible. Il n’y a aucune transaction possible sur ce sujet. Voilà pourquoi il est important que le Sénégal et la France puissent exprimer d’une même voix cette confirmation du résultat de l’élection en Gambie et de la confiance que nous donnons au président élu pour accéder maintenant aux responsabilités». Si on s’en tient au journal « Seneweb », la réaction du président sortant Gambien Yaya Jammeh ne s’est pas faite attendre, ce dernier déclarant que : « ce n’est pas à Paris que se joue l’avenir de la Gambie ». À tort ou à raison, celui qui a d’ores et déjà déposé un recours auprès de la plus haute instance juridique de son pays, se dit prêt à mourir en cas d’attente à la souveraineté de son pays. La question se pose, après la sortie désastreuse de Laurent Gbagbo en Côte-d’Ivoire, le chaos Libyen causé par la mort de Kadhafi, faut-il redéfinir les concepts d’indépendance et de souveraineté particulièrement dans le cadre Africain et par extension au Moyen-Orient ?
NegroNews

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