THOMAS SANKARA, UN HÉROS PLÉBISCITÉ PAR LA JEUNESSE AFRICAINE 

​On a coutume de dire en Afrique que les ancêtres ne meurent jamais, ils s’immiscent et demeurent dans la nature, dans la case, dans la cours. Si l’on en croit le poète Birago Diop, les morts ne sont pas morts, leur souffle est partout présent, animant l’air et l’eau, la pierre et la forêt. 

Parmi eux, le capitaine Noël Isidore Thomas Sankara né le 21 décembre 1949 à Yako au Burkina Faso (ancienne Haute-Volta). 

Sankara était un homme d’État anti-impérialiste, panafricaniste et tiers-mondiste qui a donné toute sa vie à la reconnaissance de droit et la liberté du continent africain. Dans tous ses discours, il indexe le colonialisme et le néo-colonialisme, dont celui de la France, en Afrique notamment les régimes clients de Côte d’Ivoire et du Mali, lequel lance plusieurs fois des actions militaires contre le Burkina Faso, soutenues par la France. 

Le 4 août 1984 pour fêter la première année d’une nouvelle air d’indépendance marquée par cette révolution, le pays est rebaptisé Burkina Faso (Pays des hommes intègres). À cet effet, un nouvel hymne national, une nouvelle devise (La patrie ou la mort, nous vaincrons) ainsi qu’un nouveau drapeau sont mis en évidence. 

Souhaitant redonner le pouvoir au peuple, dans une logique de démocratie participative, Thomas sankara crée les CDR (Comités de défense de la révolution) auxquels tout le monde peut participer. Adoptant une vision d’un pays intégre afin de prendre la responsabilité non pas comme le ferai un dictateur de l’independance. 
Sankara a choisit de dicter à son peuple grâce aux voies et moyens pour atteindre le developpement. Notamment le programme d’autosuffisance alimentaire par le biais de la reforme des administration du consommé locale.

En octobre 1986, peu avant le sommet Gorbatchev-Reagan à Reykjavik, il se rend une semaine en URSS. Devant l’ONU, il clame le droit des peuples à pouvoir manger à leur faim, boire à leur soif, et à être éduqués. Pendant ces quatre années le Burkina-Faso est ainsi, selon les critères géopolitiques nés au milieu des années 1970, la dernière révolution de  l’Afrique progressiste, opposée à une Afrique modérée. 

Son noble combat, qui était sa conquête, son aspiration, son idéal, lui a coûté la vie. Assassiné par celui pour qui qqqqil portait dans son coeur son meilleur ami et plus que frère Blaise Compaoré le 15 octobre 1987. L’espoir de tout un continent nous quitte. 

«Tuez Sankara, des milliers de Sankara naîtront !» disait-il. L’Homme est mort, mais il avait eu le temps de semer la graine et l’arroser de son sang. Il avait eu le temps d’enlever un maillon de la chaîne libérant ainsi les opprimés, la jeunesse africaine. Aujourd’hui, sa rage perdure en chacun de nous. La révolution n’est pas juste cette chose qui libère l’esprit, elle sait aussi l’egayer surtout quand elle se fait dans un esprit d’indépendance, de souveraineté. 

L’homme intègre a redonné espoir à tout un continent, il aurait eu 67 ans aujourd’hui.  
 

Merci Thomas Sankara

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