18 DÉCEMBRE 1946: NAISSANCE DE STEVE BIKO

Steve Bantu Biko est sans doute moins connu que Nelson Mandela . N’en demeure pas moins qu’il a laissé sa marque dans l’histoire de l’Afrique du Sud. Et aujourd’hui en 2014, 37 ans après sa mort, Steve Biko reste un symbole et un des héros les plus incontestés de la lutte contre les régimes pro-apartheid au pouvoir jusqu’en 1994. En effet, le parcours de cet homme est tout à fait exceptionnel. Né le 18 décembre 1946 et ayant réalisé des études en médecine à « University of Natal Medical School » de son pays, il est le co-fondateur de South African Students’ Organization (SASO) en 1968, le promoteur en milieu sud-africain du « mouvement pour la conscience noire » (une philosophie venue des États-Unis d’Amérique) et le co-fondateur de la « Black Peoples Convention » PBCc en 1972.

Les buts poursuivis par Biko à travers toutes ces associations ont été d’une part de dénoncer l’injustice et l’ignominie du régime raciste sud-africaine et d’autre part de libérer les victimes de l’Apartheid de toute complexe d’infériorité physique et mentale, en leur incitant à lutter continuellement pour retrouver leur dignité. Devenu le premier président du BPC, Steve Biko devient très vite un opposant de premier plan au « Parti National » Sud-africain. D’autant plus qu’à cette époque plusieurs leaders de l’ANC étaient jetés en prison ou contraints à l’exil.

Loin de se taire devant les menaces de l’adversaire, il intensifia son leadership en se livrant dans des projets sociaux, entre autres, visant à développer l’éducation dans les quartiers noirs défavorisés… . De telles interventions lui ont coûté l’exclusion de son école de médecine, une interdiction de prendre la parole en public en 1973 et plusieurs arrestations. Par la suite Biko, accusé d’actes de terrorisme, a été arrêté le 18 août 1977. Il décéda enchaîné et nu dans une fourgonnette de la police sud-africaine le 12 septembre 1977. Les rapports médicaux de l’époque mentionnaient un traumatisme crânien et des blessures au foie, comme causes de décès.

Sa fin tragique a donc servi grandement à sa lutte. On se rappelle que la honteuse disparition de Steve Biko a finalement porté les Nations Unies à prendre des sanctions économiques contre l’Afrique du Sud. Par la suite le gouvernement de Fréderick De klerk fut contraint de libérer Nelson Mandela en 1990, lequel devient président de l’ANC dès 1991 et, chef de l’État Sud-Africain en 1994.

Source : Association archives

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