DROGBA ET LA FIFPRO INDIGNÉS PAR LES TRAITEMENTS DES JOUEURS ÉVOLUANT EN AFRIQUE

La FIFPro est le syndicat mondial des joueurs de football. Actuellement Président d’honneur de la section Afrique, Didier Drogba s’est dit indigné face aux conditions d’exercice de la profession de footballeur en Afrique.

Une carte interactive sur les conditions de travail dans le foot a été réalisée et mise en ligne par la FIFPro. Au sein de celle ci, l’icône africaine Didier Drogba n’y va pas avec le dos de la cuillère. D’abord, il dénonce le vide juridique qu’il y a autour du football ou l’absence de législations véritablement fournies, «Dans beaucoup de pays africains, les footballeurs professionnels n’ont pas de statuts clairement définis ou même pas de statut du tout»‎ affirme t-il. Didier Drogba dénonce également une forme d’esclavage ou de maltraitance des joueurs. Et pour cause, selon ses dires, les joueurs évoluant en Afrique n’ont généralement pas droit à des périodes de vacances pour permettre un repos assez conséquent. Pire ils n’ont mm pas accès à un système de soin réelle. Il sont délaissés à eux même, une situation des plus déplorables.‎

En RDC, un grand pays de foot, on découvre au moyen de cette ‎carte de FIFPro que plus de 85% des joueurs évoluent sans avoir le moindre contrat écrit. Pour un salaire oscillant entre 300 et 600 dollars, et oui on est loin de nos stars évoluant en Europe, les joueurs n’ont mm pas de jours de repos dans la semaine. Le climat d’insecurité est réelle. 35% des joueurs déjà été menacés par des supporters et près d’un joueur sur quatre victime de violence. Le Gabon quant à lui est le pays qui enregistre le plus de retard de paiement de salaire au monde, rien que ça. ‎«Les joueurs endurent des conditions précaires et indignes», s’offusque le syndicat local‎.

Une situation d’autant plus déplorable que, lorsque l’équipe nationale de cet État pétrolier se déplace, d’énorme sommes d’argent sont décaissées pour des primes de joueurs. Or la majorité de ces joueurs évoluant en Europe, gagne aisément sa vie. Ne serait-il pas plus simple de réinvestir ces sommes dans le football local ?

Une chose est certaine, il fait pas bon d’être footballeur ‎en Afrique si l’on veut vivre dignement et aisément.

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