AFRIQUE : LES MÉMOIRES DU CONTINENT, DÉSORMAIS ACCESSIBLES

 »Dites-moi d’où il vient. Enfin je saurais où je vais », chante Stromae dans le titre qui l’a rendu célèbre  »Papaoutai ». Bon nombre d’Africains ignorent l’histoire réelle de leur peuple, de leurs cultures. Tout que l’on en sait, c’est ce qui est, encore aujourd’hui, relaté par les colonisateurs qui se sont autoproclamés « mémoires vivantes de l’histoire de l’Afrique ». De nombreux livres ont été rédigés puis publiés pour asphyxier le monde de versions inexactes de l’Histoire de l’Afrique.Ces éditions pour la plupart erronées ont pourtant contribué à la construction de la réflexion de plusieurs hommes politiques d’aujourd’hui.

En effet, quand certains s’exclament tout fièrement « Non, La France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique », en parlant de la colonisation, et que d’autres renchérissent « L’Afrique n’est pas assez rentrée dans l’Histoire », on peut légitimement conclure que l’Histoire de l’Afrique relatée par les Occidentaux, n’est qu’une tentative supplémentaire de manipulation pour mieux assujettir notre peuple. Libérer l’Afrique de l’ignorance, c’est ce qu’a souhaité Ali Moussa Iye, lorsqu’il a choisi de reconstituer l’histoire du continent.

L’Histoire Générale de l’Afrique , une œuvre constituée de huit gros volumes, est enfin achevée. Celle-ci inaugure une ère nouvelle pour l’enseignement de l’histoire africaine en Afrique et dans les diasporas africaines. à la jeunesse des écoles et des universités, bien sûr, mais aussi au public beaucoup plus large des adultes longtemps privés de la vérité sur son Histoire, de savoir enfin d’où ils viennent et ainsi mieux marcher sur le chemin de son avenir.

« Plusieurs siècles d’histoire, depuis les temps héroïques des Lucy et des Toumai jusqu’aux péripéties actuelles d’un continent confronté aux défis de la mondialisation. L’Afrique sur ses terres et l’Afrique des diasporas : diasporas nées des contraintes d’hier ou des émigrations volontaires d’aujourd’hui. Des archives sonores signées RFI ou l’Ina, des archives inédites que nous cherchons sur les cinq continents. Des témoignages et débats sur un continent qui veut rester debout !»,peut-on lire sur rfi.fr

NegroNews

Commentaires

commentaires