[ACTUALITÉ] RWANDA : OUVRE UNE ENQUETE SUR LE RÔLE DE 20 RESPONSABLES FRANÇAIS DANS GÉNOCIDE DE 1994.

« Dans ces pays-là, un génocide, ce n’est pas trop important », tout est dans cette phrase rapportée par Patrick de Saint-Exupéry dans « le Figaro du 12.01.98 », c’est en ces termes que le président français de l’époque: Francois Mitterand s’exprimait sur le génocide rwandais de 1994. Vraisemblablement il s’agit tout simplement d’un acte banal, perpétré par des Africains contre d’autres Africains. Pourtant nous-nous en souvenons tous comme l’un des actes les plus odieux de l’histoire récente ; c’est le dernier génocide du 20e siècle. Un acte d’une rare violence qui décimera une population, provoquera des millions de déplacés et laissera tout un pays dévasté.

Des origines, tout comme des belligérants on oppose très souvent des extrémistes Hutus du Rwanda contre des Tutsi, mais on n’oublie le rôle (avant, pendant et après le génocide) d’une France humaniste, allié au régime Habyarimana qui mènera une action salutaire durant le génocide grâce à l’opération « Turquoise ». Mais le rwandais qui peinent à panser les plaies, n’oublient pas pour autant. Pour lancer des investigations sur ce dossier, ils n’ont surtout pas attendu le livre du Rwandais Venuste Kayimahe « France Rwanda : les coulisses du génocide». Encore moins celui de l’ancien capitaine du 68e régiment d’artillerie d’Afrique : Guillaume Ancel présent lors du génocide qui déclare dans son livre « vents sombres sur le lac Kivu » : « la France a une part de responsabilité dans le drame Rwandais ».

Malgré les relations tendues entre Paris et Kigali depuis une vingtaine d’années, le Rwanda n’a pas renoncé à faire toute la lumière sur la page la plus sombre de son histoire. Selon le journal « 20 minutes » Ce mardi le procureur général rwandais Richard Muhumuza a annoncé l’ouverture d’une enquête sur le rôle de responsables français dans le génocide de 1994 ayant abouti à la mort de 800 000 Tutsi et Hutu modérés. « À l’heure actuelle, l’enquête porte sur 20 personnes qui, d’après les informations recueillies jusqu’à présent, sont tenues par l’Organe de poursuite [judiciaire] de permettre de mieux comprendre leur rôle et de décider s’ils ou elles seront poursuivies ou non » déclaré le procureur général « Au fur et à mesure que les enquêtes se poursuivent, d’autres agents et/ou fonctionnaires français pourraient être appelés à assister l’Organe de poursuite dans le même sens », selon le texte. « Les autorités compétentes du gouvernement français ont été formellement engagées et le bureau du procureur général s’attend à ce que ces autorités compétentes veuillent bien coopérer tout au long de cette enquête judiciaire sur la base de l’offre de la réciprocité ». Que lumière soit faite au nom des victimes de cette tragédie et au nom de l’histoire.

NegroNews

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