[POLITIQUE] LE SOMMET DE LA FRANCOPHONIE 2016, LES ENJEUX

La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage, communément appelée « Sommet de la Francophonie » a cette année lieu à Antananarivo à Madagascar. XVI ème sommet, la conférence a pour thème cette année « Croissance partagée et développement responsable : les conditions de la stabilité du monde et de l’espace francophone ».

Ce sommet est l’occasion, comme à chaque fois, de discuter de l’adhésion de nouveaux membres. La question de l’adhésion de l’Arabie Saoudite, qui a fait une demande en ce sens, fera donc l’objet de débats dans la capitale malgache. En effet, alors que parmi les projets de résolutions soumis cette année figure la création d’une entité pour la promotion de l’égalité homme-femme, la demande de l’émirat pétrolier, peu respectueux des droits universels et singulièrement de ceux de la femme, n’est pas forcément bien vue et pose sans doute a cet instance un problème de cohérence. En juin, le Conseil permanent de la Francophonie a diplomatiquement estimé le dossier de Riyad incomplet. Même réticence de la conférence ministérielle mercredi dernier. Il reviendra donc aux chefs d’Etats présents au sommet d’apporter le fin mot.

D’autre part, cette édition est l’occasion de permettre a l’Etat français et à l’Etat malgache, au moyen de la présence de François Hollande, de se rassurer politiquement, économiquement. Les relations entres les deux Etats n’ont pas toujours été apaisés. La France est le premier client de l’ile, le deuxième grand fournisseur derrière la Chine.
François Hollande devrait se recueillir à Antananarivo devant le monument aux morts de la guerre de 1914-1918. Beaucoup de tirailleurs malgaches ont, à l’occasion de cette guerre, perdus la vie. Et selon certains organes de la presse, à l’instar de RFI, François Hollande pourrait évoquer à cette occasion le drame des dizaines de milliers de nationalistes malgaches massacrés par l’armée coloniale française en 1947, un passé historique que l’hexagone a toujours du mal à assumer.

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