[CULTURE] GAËL FAYE, LE NOUVEAU GONCOURT DES LYCÉENS

Né au Burundi, d’un père français et d’une mère rwandaise, l’artiste se voit aujourd’hui récompensé pour sa première oeuvre romanesque intitulée « Petit Pays » par le prix conjointement organisé par la FNAC et le ministère de l’Education nationale .

Cette distinction est sans doute la suite logique au gros succès en librairie de l’oeuvre depuis de multiples semaines, aux critiques très positives qui ressemblent quelques peu aux personnalités attachantes de l’artiste. Oui, artiste, parce que même s’il a su s’illustrer en tant qu’écrivain Gaël Faye est avant tout musicien. Et son oeuvre musicale notamment son dernier album est tout aussi agréable. Le Figaro dit a ce propos. « Si les morceaux Je Pars et Petit Pays – comme son livre – font office de single, difficile de séparer l’ensemble de ses chansons tant cet album est homogène. Une véritable balade d’un peu plus d’une heure, qui transporte le lecteur dans la tête de Gaël Faye. Ses rêves, ses ambitions, son quotidien, mais aussi ses contradictions ». Toutefois, nous ne nous attarderons pas sur cette facette musicale du jeune homme.

Pour revenir à Gaël Faye l’écrivain, mais surtout à son oeuvre, on peut dire que le lien entre le narrateur (Gabriel) et l’auteur (Gaël) est très prononcé bien que l’écrivain assure ne pas compté son histoire. « Petit Pays » raconte une enfance au Burundi au moment de la guerre civile qui va voir hutus et tsutis se déchirer. Tout comme l’auteur, le personnage principal Gabriel est le fruit de la mixité avec un père français et une mère rwandaise. Présenter comme cela, tout porte à croire que le livre a une connotation exclusivement dramatique et pourtant, de part ces cinq gamins qui forment une bande de pseudo délinquants, on y voit des enfants vivant le génocide avec tout leurs bagage s d’insouciance, d’inconscience, entre horreur et émerveillements… Nous n’en dirons pas plus.

Gaël Faye a fait savoir que ce prix comptait énormément. Il affirmait que « C’était le prix idéal pour mon livre. J’étais sur la liste de nombreux prix littéraires cet automne. Mais c’était le Goncourt des lycéens que j’avais vraiment envie d’avoir. Ça a du sens pour moi. C’est cohérent avec mon parcours et avec mon livre qui raconte l’histoire d’un jeune adolescent né au Burundi qui est arraché au paradis de son enfance par la situation politique de son pays, qui sombre dans la guerre civile après des élections ». Il a ajouté « Ce Goncourt des lycéens me donne des ailes », espérons que ces ailes soient assez fortes et grandes pour effectuer le retour au Burundi qu’il n’a de cesse de repousser.

NegroNews

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