​[ SOCIÉTÉ ] LE SORT RÉSERVÉ AUX NIGÉRIANNES EN ITALIE 

Elles viennent du Nigeria, elles sont plusieurs à quitter l’Afrique, espérant trouver un bon travail et gagner leur vie honnêtement. Elles sont parfois le seul soutien de leur famille au pays. Mais une fois arrivé en Italie, le rêve de toute une vie se brise. Les voilà emprisonné dans un réseau de proxénétisme depuis les ports italiens . Étant loin de leur pays elles n’ont personne pour les venir en aide ou les soutenir.

Depuis plus de 30 ans c’est le même système qui n’arrête de grandir en proportions. L’esclavage sexuel dont ces femmes sont victimes, est une industrie en pleine expansion. Tirer par la promesse d’un travail honnête en Europe les voilà dans les mailles d’un proxénète pour rembourser les dettes d’un passeur qui les ont aidé à venir en Europe .Selon les données de l’OIM ces dernières années, le trafic a explosé : 433 Nigérianes sont arrivées sur les côtes italiennes en 2013, 1.454 en 2014, 5.653 en 2015, 7.768 au 30 septembre de cette année. À ajouter à ces chiffres depuis deux ans des centaines de moins de 18 ans.
« Entre 70 et 80% d’entre elles risquent d’être forcées de se prostituer » en Italie, en France, en Espagne, en Autriche etc, où la demande n’arrête pas de grimper , explique Luca Pianese, expert de l’OIM. Ces dettes varient le plus souvent entre 20000 et 50000 euros qu’elles s’engagent à payer par peur de représailles fatales.
« Ce sont des sommes bien supérieures à ce qu’ont payé les autres migrants », explique Maurizio Scalia, procureur adjoint à Palerme (Sicile). Un numéro vert est depuis mis en disposition par l’État  italien qui tardivement a  pris des mesures pour stopper ce trafic aberrant.
Vu la tournure des choses le gouvernement italien a débloqué 15 millions d’euros pour créer des foyers d’accueil. Pour confirmer le tout, deux semaines depuis l’ouverture des foyers ils sont déjà tous pleins.

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