[CINÉMA] OCTAVIA SPENCER PRÉPARE UN BIOPIC SUR C.J. WALKER, PREMIÈRE AFRO-AMÉRICAINE MILLIONNAIRE

Octavia Spencer a brillé sur le grand écran avec le film « La couleur des sentiments »  qui lui a valu l’Oscar du Meilleur second rôle féminin en 2012. Cette dernière sera aux côtés de Taraji P. Henson et Janelle Monae dans le film « Hidden Figures », le 25 décembre prochain, mais elle travaille déjà sur son prochain projet.

L’actrice va produire un biopic qui racontera l’histoire de l’entrepreneur légendaire et philanthrope Madame C. J. Walker. Intitulée « On Her Own Ground », la mini-série est basée sur la biographie la plus vendue d’A’Leila Bundles du même nom. Bundles est l’arrière-arrière-petite-fille de Madame C.J.Walker.

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L’histoire de Madame C.J.Walker a toujours été fascinante.

Considérée comme la première femme afro-américaine millionnaire, Madame C.J. Walker de son vrai nom Sarah Breedlove est née le 23 décembre 1867 en Louisiane. Fille d’esclaves, orpheline à sept ans, mariée à 14 ans, elle devient veuve à l’âge de 20 ans.Elle a passé des décennies travaillant comme laveuse en gagnant 1,50 $ par semaine.

Dans les années 1890, elle a commencé à souffrir d’une maladie du cuir chevelu qui lui a fait perdre ses cheveux. Elle a donc essayé des remèdes de « grand-mère » et a acheté des produits d’une autre femme noire « Annie Malone ». Ensuite, elle a constaté que les afro américaines n’avaient pas beaucoup de choix en termes de produits d’entretien pour les cheveux crépus. Elle a décidé d’effectuer des recherches et de mettre au point sa propre formule qui permettra de remédier à ce manque.

Très vite, elle s’est rendue compte que ses produits « Madam Walker’s’Wonderful Hair Grower » pour cheveux crépus correspondaient totalement aux besoins des afro-américaines.
En effet, ses produits permettaient  de lisser les cheveux et favoriser la croissance. C’est en quelque sorte l’ancêtre du défrisant. Cependant, celui-ci était moins nocif car il était composé que d’éléments naturels comme le jaune d’œufs etc.

Elle a fait la promotion de ses produits en parcourant le pays en donnant des conférences et en créant des laboratoires Madame C.J. Walker pour fabriquer des cosmétiques et former des esthéticiennes à la vente.

C.J. Walker est décédée d’hypertension en 1919, à l’âge de 51 ans, à la résidence familiale qu’elle avait construite pour elle-même à Irvington-sur-Hudson, New York.

Au moment de son décès, elle était propriétaire unique de son entreprise, qui était évaluée à plus d’un million de dollars (environ 14 millions de dollars en argent d’aujourd’hui). En 1998, le service postal des États-Unis a publié un timbre de Madame C. J. Walker dans le cadre de sa série «Black Heritage».

Pour le moment, il n’y a pas d’autres détails de production mais nous resterons certainement très attentifs à l’évolution de ce projet qui s’annonce intéressant pour la communauté noire.

NegroNews

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