[ACTUALITÉ] WOLE SOYINKA : « JE NE RENOUVELLERAI PAS MA GREEN CARD »

 

Né en 1934 au Nigéria, Wole Soyinka est le premier noir lauréat au Prix Nobel de la littérature, qu’il le reçoit en 1986. En 1994, l’écrivain et acteur de la promotion de la culture au Nigéria et en Afrique de façon générale est contraint à l’exil. En effet il fera l’objet d’une condamnation à mort, après avoir été emprisonné de 1967 à 1969. Aujourd’hui et ce, depuis de nombreuses années déjà, il vit aux États-Unis … mais plus pour longtemps, semble-t-il.

«Si, de manière improbable, il gagne, la première chose qu’il fera sera de dire que tous les détenteurs de green card doivent à nouveau candidater pour rester aux États-Unis. Ce n’est pas une chose que je ferai. Au moment où il annoncera sa victoire, je déchirerai moi-même ma green card et je ferai mes bagages», avait déclaré Wole Soyinka au sujet de Trump lors d’une conférence à l’université d’Oxford au Royaume-Uni. Ironie du sort, le 9 novembre dernier, Donald Trump a été proclamé vainqueur à l’élection présidentielle qui l’opposait à la Démocrate Hillary Clinton.

Cette élection a surpris le monde, dégoûté certain et suscité la colère et l’incompréhension de plusieurs citoyens américains, de confession musulmane et d’origine africaine. Rappelons le Donald Trump a promis lors de sa campagne de « rendre sa grandeur aux États-Unis » et pour le président américain, pour ce faire il faut « expulser les musulmans, les Mexicains et les Africains, spécialement les Nigérians. Ils prennent nos emplois, les emplois des honnêtes américains qui travaillent dur».

Musulmans, africains et mexicains ont pris acte à la déclaration de Donald Trump et plusieurs ont décidé de quitter le pays. Cause à effet ? Le matin du vote, le site d’immigration canadienne était inaccessible car de nombreux citoyens américains se préparent à l’immigration, pour ne pas subir le règne de Donald Trump. Slate Afrique rapporte d’ailleurs un fait marquant de l’incompréhension générale qui saisit le pays. Un journaliste de USA Today raconte qu’un de ses collègues lui a annoncé son départ, non pas de la rédaction du journal qui l’embauchait, mais bien hors du pays.

Donald Trump, dans son illustre plan, envisage de construire un Empire constitué d’autochtones aux États-Unis. La fonction présidentielle qui principalement consiste à rassembler pour construire, sera-t-elle désacralisée par un homme dont le crime est de protéger la race BLANCHE, ses concitoyens et leurs intérêts plus que tout ? C’est une aubaine pour l’Afrique de voir ses fils déportés revenir sur la terre de leurs ancêtres et participer ainsi à son essor, suite au décès brutal du « rêve américain » le 9 novembre 2016.

NegroNews

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