[SOCIÉTÉ ] PRISON: LES NOIRS ET LES ARABES EN MAJORITÉ. ZOOM SUR UN TABOU

Dans un contexte de lutte antiterroriste, et avec la parution le 20 octobre 2016 d’ouvrage du sociologue Farhad Khosrokhavar « Prisons de France ». Le journal le Monde selon le livre de Farhad publie une enquête inédite sur les raisons de la surreprésentation dans les prisons des enfants issus de l’immigration. La question est d’autant plus brûlante, que tabou dans un contexte djihadiste accru (40 à 60% de la population carcérale est musulmane et d’origine maghrébine et d’Afrique subsaharienne). L’enquête, loin d’une simple constatation explore trois pistes, sensées expliquer ce phénomène entre autre: le cadre familial, l’échec scolaire et le quartier. Si nous nous en tenons à la phrase de Jacques-Bénigne Bossuet « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », ces trois causes suffissent-elles à expliquer un phénomène qui n’est pourtant pas l’apanage de la France ? Pas si sûre !

Ce n’est donc pas un hasard, si en France la question migratoire qui fait couler énormément d’encre est aussi de toutes les campagnes électorales. Si la pauvreté est une cause directe de ce phénomène, la discrimination pénale n’en est pas moins : Selon le sociologue Laurent Muccheielli, les peines les plus lourdes viseraient ceux des quartiers les plus défavorisés, auteurs des petits délits, tandis que ceux issus des beaux quartiers écopent des amendes et des peines légères.

Une justice à géométrie variable dont les élus de la République en sont les premiers bénéficiaires. Fait d’autant plus étonnant que certains élus ironisent sur le sujet : le maire de Levallois-perret patrick Balkany « si on investit que ceux qui n’ont pas été condamnés par la justice, on n’a plus de candidats dans les hauts-de-seine » ou le sénateur des Bouches-du-Rhône Jean-Noel Guérini « il y a 57 élus socialistes, maire de grandes villes, parlementaires ou présidents de conseils généraux, qui ont été mis en examen ou condamné et qui continuent à occuper d’éminentes fonctions». Le magazine Slate, il y a deux ans dressait une liste en France de 26 maires de villes de plus de 10.000 habitants, qui ont eu des soucis avec la justice et qui se représentaient toutefois à leur succession.

Il a été établi depuis 2013 que le principal motif d’arrestation des populations immigrées reste liée à leur droit au séjour. Cependant, aucune statistique ne permett de lier l’immigration à la délinquance. Il faut tout de même rappeler le rôle des chaînes d’information dans la surestimation du nombre de détenus (pour délit), issus de l’immigration. Avec l’accroissement des actes terroristes, il y’a un véritable phénomène de surestimation des chiffres, car depuis 1992, la part d’immigrés détenus à baissé de 30 % à 18 %.

NegroNews

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