[ACTUALITÉ] ECAIR : QUAND LE POUVOIR A LES YEUX PLUS GROS QUE SON VENTRE

On a presqu’envie de paraphraser Movaiz’Haleine, groupe de rap gabonais, lorsqu’ils disent du Gabon « pays riche, peuple pauvre », l’employant pour le continent africain « continent riche peuple pauvre ». Cette pauvreté qui se matérialise principalement par la médiocrité et la bêtise des dirigeants de nos Etats, mais plus encore leur sens (pitoyablement) peu avéré des affaires.

Il est bien connu que dans plusieurs pays de notre belle Afrique, les chef d’État et leurs familles ne sont jamais bien loin des « caisses à sous » et détiennent des actions dans la majorités des activités clés de l’économie du pays. BONGO, SASSOU NGUESSO, BIYA, OBIANG NGUEMA, pour ne citer que ceux-là, sont des noms qui sont bien souvent cités dans la saga des détournements en Afrique, et bien mal acquis s’agissant de leur patrimoine à l’international. Dans un continent qui dispose de nombreuses richesses, des compétences communes et même exceptionnelles.

Ecair (Equatorial Congo Airlines), compagnie aérienne nationale congolaise, en a fait les frais. En effet, les avions de la compagnie ont manqué à l’appel des vols de départ et d’arrivée ce 21 octobre 2016, à l’aéroport de Maya-Maya. Les raisons de cette absences… Factures impayées. Comme tout dictateur qui se respecte, M. Sassou Nguesso a fait de cette compagnie aérienne pourtant récente (2011) et dont le principal actionnaire est l’Etat, la machine à sous de la famille. Chacun des membres y pratiquant des détournements de fonds à n’en point finir jusqu’à ce jour où les employés ont été accueillis par ce mot: « Pour des raisons opérationnelles, la compagnie ECAir vous informe que tous nos vols domestiques, régionaux et internationaux, sont suspendus. » sans équivoque.

Il est bien connu que ces dirigeants-dictateurs pour certains auto-proclamés ne se soucient guère de ces centaines de personnes qui subissent les répercussions de leurs folies financières et meurtrières à certains points de vue. La honte du regard dédaigneux de l’International sur la qualité pitoyable de la gestion de l’État ne semble plus les faire réfléchir avant d’agir.

NegroNews

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