[CULTURE] LES ORIGINES DE LA CAPOEIRA : L’ART MARTIAL AFRO-BRÉSILIEN

La capoeira est un art martial d’origine afro-brésilienne, dissimulé derrière une danse dont le pas de base est la gingua. Au Brésil, les esclaves originaires d’Afrique n’avaient pas le droit de s’entraîner aux techniques de combat. Ils cachaient leur entraînement sous une forme de jeu chorégraphique, des chants et de la musique. Née dans la clandestinité, la capoeira reste difficile à dater, à affirmer avec certitude les conditions de sa création, mais tous admettent son caractère de résistance et de rébellion dans le contexte de la société coloniale portugaise au Brésil.

Bien après la fin de l’esclavage noir en 1888, la capoeira est restée secrète de nombreuses années, jusqu’à même être interdite, considérée comme dangereuse. Malgré tout, la pratique de la capoeira subsiste et, au début du XXe siècle, elle se démocratise sous l’influence d’artistes et d’hommes publics brésiliens. Mestre Bimba (Manuel dos Reis Machado, 1900-1974) est considéré comme le père de la capoeira dite « régionale »

Alors que Mestre Pastinha (Vicente Ferreira Pastinha, 1889-1981) celui du courant « Angola », plus traditionnel. En 1940, la capoeira quittait enfin la clandestinité pour devenir sport national.

La capoeira s’est développée dans de nombreux pays, notamment aux Etats-Unis et en Europe. Elle attire par son énergie, sa musicalité et permet de découvrir des aspects de la culture brésilienne et de la langue portugaise. Il n’existe à ce jour aucun recensement des associations ou académies de capoeira en France, mais son nombre de pratiquants pourrait dépasser les 30 000. Il n’existe aucune fédération unique de capoeira en France ou à l’international, ce qui explique les différences de règles et pratiques au sein des différentes associations de capoeira.

La finalité de la capoeira est la roda, ronde, formée par les capoeiristes qui entrent deux par deux à l’intérieur du cercle pour jouer. A travers leurs gestes d’art martial, d’acrobaties floreis, ils échangent l’un avec l’autre à travers une forme d’expression corporelle. On pourrait comparer cet échange à une sorte de question/réponse, de joute où la malice tient le rôle principal. La vitesse, la hauteur des mouvements (au sol, en demi, en haut, aérien…), l’intensité des coups, les esquives sont guidées par la musique jouée directement par d’autres capoeiristes à l’aide de l’arc berimbau, des percussions pandeiro, atabaque, agogô, du frottement sur le reco-reco.

Les chants conditionnent eux aussi le déroulement et le style de jeu. Ils racontent souvent une histoire. Les ladainhas sont des incantations d’ouverture de la ronde ou personne ne joue afin d’apprécier le chant. Elles célèbrent l’histoire de la capoeira et les figures qui l’ont marquée. Chants populaires, les chulas constituent la plupart des chansons de capoeira. Le corrido est le chant du chanteur principal qui est repris par les chœurs. Dans les quadras, les vers sont groupés par quatre et riment afin d’être mémorisés facilement.

Quelques vidéos d’exemple :
Capoiera – Régional

Guadeloupe.

Capoeira – Angola (traditionnel)

Capoeira – Régional

Bordeaux Mestre Cacique – Arte Negra.

Source : Klubasso.fr

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