‎[CULTURE] 28 AOÛT 1963 : 53 ÈME ANNIVERSAIRE DU DISCOURS DE MARTIN LUTHER KING

Il y a 53 ans, le 28 août 1963, quelques 250.000 personnes ont marché dans la ville de Washington où ils ont entendu Martin Luther King prononcer un discours sur l’égalité entre les Blancs et les Noirs.

«I have a dream » est à la fois le nom du discours le plus célèbre de Martin Luther King et le point d’orgue du Mouvement des droits civiques. Ce discours est généralement considéré comme l’un des plus grands et des plus marquants du xxe siècle

Voici, un extrait :

« Il y a cent ans, un grand Américain, qui jette sur nous aujourd’hui son ombre symbolique, a signé la Proclamation d’Emancipation. Cet arrêté d’une importance capitale venait porter lumière, comme un phare d’espoir, aux millions d’esclaves noirs marqués par les flammes d’une injustice foudroyante, et annonçait l’aube joyeuse qui allait mettre fin à la longue nuit de la captivité. (…)

Que la nation ne tienne pas compte de l’urgence du moment, qu’elle sous-estime la détermination des Noirs, lui serait fatal. Cet été étouffant du mécontentement légitime des Noirs ne prendra fin qu’à l’arrivée d’une automne vivifiante qui amenera liberté et égalité. L’année 1963 n’est pas une fin, mais un début. Ceux qui veulent croire que les Noirs seront satisfaits seulement de s’exprimer avec force auront un fâcheux réveil si la nation revient aux affaires habituelles comme si de rien n’était. L’Amérique ne connaîtra ni repos ni tranquilité tant que les Noirs ne jouiront pas pleinement de leurs droits civiques. Les orages de la révolte continueront à secouer les fondations de notre pays jusqu’au jour où la lumière de la justice arrivera.

Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui est sur le point de franchir le seuil de la justice. En luttant pour prendre notre juste place, nous ne devrons pas nous rendre coupables d’actes injustes. Ne buvons pas de la coupe de l’amertume et de la haine pour assouvir notre soif.

Nous devons toujours conduire notre lutte dans un haut souci de dignité et de la discipline. Nous ne pouvons pas laisser notre protestation créative dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons atteindre ce niveau exalté où nous opposons à la force physique, la force de l’âme. Le militantisme merveilleux qui a pris la communauté noire ne doit pas nous amener à nous méfier de tous les Blancs, puisque beaucoup de nos frères Blancs, on le voit par leur présence içi aujourd’hui, se sont rendus compte que leur destin est lié au nôtre, et que leur liberté dépend étroitement de la nôtre. Nous ne pouvons pas marcher seuls. (…)

Je vous dis aujourd’hui, mes amis, que malgré les difficultés et les frustrations du moment, j’ai quand même un rve. C’est un rêve profondément enracinée dans le rêve américain.

J’ai un rêve-qu’un jour, cette nation se lèvera et vivra la vraie signification de sa croyance: « Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les hommes naissent égaux. »

J’ai un rêve-qu’un jour, sur les collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

J’ai un rêve-qu’un jour même l’État de Mississippi, un désert étouffant d’injustice et d’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

J’ai un rêve-que mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés non pas sur la couleur de leur peau, mais sur le contenu de leur caractère. »

Discours prononcé par Martin Luther King, Jr, sur les marches du Lincoln Memorial, Washington D.C., le 28 août 1963.

NegroNews

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