[ACTUALITE] MONTREUIL : ‪#‎JUSTICEFORCAIS‬ ET OMERTA

Caïs a quatre ans et habite Montreuil (93) avec son papa et sa maman. Il va à l’école Jules Ferry dans la même commune. Jusque là, aucun soucis, n’est-ce pas ? Pourtant, il semble anormal qu’un petit enfant de cet âge se retrouve à avoir mal aux fesses et à porter des sécrétions blanches dans le fond de son slip.

Fin juin, Tatiana, la maman de Caïs, remarque que son fils pleure au moment d’aller aux toilettes. Plusieurs fois. Puis un jour, ce ne sont plus des pleurs, mais des cris. Puis ce sont des hurlements, elle remarque alors des traces blanches sur les slips de son fils. Alertée, elle va regarder l’état des fesses de son fils. Nous vous laissons imaginer le choc de cette maman lorsqu’elle a vu que son petit garçon de quatre ans avait une fissure anale qui va jusqu’aux testicules qui sera constatée par un médecin, hors médecine légale. La blessure ne semble pourtant pas intérieure, comme cela pourrait être le cas si l’enfant était constipé. Puis Caïs a une bonne digestion, des scelles normales et l’abdomen souple. Caïs qui avouera à sa maman que trois « camarades » lui ont mis un jouet dans les fesses et qu’il a subi quatre pénétrations, montrant le nombre de répétition de ignominie avec ses doigts et simulant des claques sur ses fesses, tout cela en présence d’un animateur. Tatiana appelle donc son conjoint Stéphane, choquée et paniquée. Stéphane écoutera une nouvelle fois la version de son fils, puis il appellera son ami Mwazulu Diyabanza, porte parole de l’association M-UDC (association panafricaine dont les parents sont membres) et ami de la famille, ils iront à l’école demander des explications à la directrice. Après s’être heurtés au mutisme de celle-ci, ils apprendront que les faits ne sont pas isolés et que cela s’est déjà passé en 2009. Ils ironr donc porter plainte puis emmèneront l’enfant à l’hôpital pour une expertise médicale où des médecins les renverront chez eux en prétextant une constipation, médecins qui avant même d’avoir touché l’enfant déclareront qu’aucun moyen n’existe pour prouver qu’il y a eu pénétration.

La rumeur se répand alors au sein des parents d’élèves de l’école et les parents de la victime cherchent les autres enfants présents lors des abus : l’un d’eux ne vient plus à l’école et le second est réputé n’avoir jamais été dans cette école par la maîtresse, hors les parents de Caïs le retrouveront et parleront à ses parents qui sont aussi au courant. L’expertise médicale du médecin hors service judiciaire contrairement au service médico-légal de l’hôpital admet la possibilité d’une pénétration, ne croyant pas à une autre hypothèse, ce qui correspond à la version du petit qui dit avoir été clairement abusé et pénétré. Actuellement, le service de médecine légale est chargé de vérifier si le petit ne souffre pas de MST et d’analyser les traces blanches sur le slip. Depuis quinze jours, des rassemblements ont lieu devant l’école ou la mairie, soutenues par l’association panafricaine M-UDC dont l’organisateur a assuré que l’enfant avait donné des noms, mais aussi l’association Wanted Pedo. Pourtant, le maire (PCF) n’a pas vraiment réagi : une réunion où les parents de la victime n’ont pas été conviés déclarera que l’enfant ment, une rencontre abrégée avec les parents où il a fait preuve d’un réel manque de tact,… Plus soucieux du sort du président des Resto du cœur de Montreuil, il déclarera que les parents du petit sont membres d’ « un groupuscule raciste anti-blanc » et affirme, soutenu par d’autres, que les enfants ont fait cela entre eux à l’aide de petites voitures. Il est vrai que le sort d’un homme qui a fait semblant de se faire agresser au couteau par un homme fictif qui aurait crié « Allah Akbar » est plus intéressant que celui d’un enfant de quatre ans subissant des attouchements sexuels… Le maire a d’ailleurs tenté de faire intervenir la police suite à ces rassemblements et aurait affirmé devant les parents que le dossier serait assurément classé sans suite. La justice, quant à elle, compterait classer l’affaire sans suite : la procureure de la république déclarant qu’il n’y a « aucune infraction pénale qualifiée ». Très peu de médias ont parlé de cette affaire, la majorité des médias ayant abordé le sujet se trouve être des médias indépendants. Aujourd’hui, les manifestations continuent s’exportant à Paris, une pétition sur le site change.org a été lancée et la mairie, le hashtag #JusticeForCais a été retweeté plus de 30 000fois en 24h.

On observe donc un certain malaise à Montreuil. Tout d’abord, l’idée d’un enfant abusé par d’autres enfants et par un adulte dérange, comment quelqu’un qui a autorité sur des enfants peut laisser faire ceci ? Comment quelqu’un recruté par la mairie pour travailler avec des enfants , car les abus auraient été commis par un animateur, comment cette personne aurait-elle pu toucher à un enfant ? Des sources assurent que l’école n’en est pas à sa première polémique, en effet en 2009 comme aujourd’hui, la réponse donnée aux parents est la suivante : par manque d’effectif, les enfants ne peuvent pas être surveillés correctement et sont parfois livrés à eux-mêmes. Mais qui plus est, l’Omerta médiatique et politique autour de l’affaire qui va pousser l’école à porter plainte pour diffamation, l’hôpital à ne pas considérer les blessures de l’enfant et le maire à se montrer odieux, cette Omerta ne serait-elle pas le symbole d’une volonté d’étouffer l’affaire ? D’autant que certains craignent que l’on « perde » les preuves, preuves d’autant plus importantes à un moment où la M-UDC a annoncé dans une vidéo posté sur son site lundi qu’un autre parent aurait rapporté des faits similaires dans la même école. Une autre question dérange : et si Caïs avait été blanc ? Y aurait-il eu une autre approche de cette expérience profondément traumatisante pour un enfant ? Y aurait-il eu plus de considération de la part des autorités compétentes ? Cette affaire concerne donc une suspicion avérée de pédophilie, mais aussi quelque part un racisme ambiant notamment quand on voit les déclarations du maire et son attitude à l’égard de la famille.

La colère gronde à Montreuil et les autorités ont tout à craindre des débordements si elles continuent à maintenir cette ligne de conduite. L’enfant a repris ses esprits et parle, il aurait même désigné des supposés coupables comme nous l’assure le porte-parole de l’association M-UDC, devenu porte-parole de la famille.

NegroNews

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