SALOU CASAIS, LA PRINCESSE MALIENNE DEVENUE TOULOUSAINE EN 1410

Toulouse s’honore d’avoir donné le jour au premier Européen qui se soit enfoncé en Afrique et en soit revenu ! Ce jeune aventurier du nom d’Anselme d’Isalguier entame son voyage en 1402, à l’époque de Charles VI et de la guerre de Cent Ans. Il débarque sur la côte atlantique, au sud du Maroc, près du cap Juby. De là, il emprunte une route caravanière jusqu’à la boucle du Niger et atteint Gao. La ville est la capitale de l’empire songhai, l’un des plus prestigieux empires qu’ait connue l’Afrique noire.

Anselme rassemble des notes sur le royaume et se lie d’amitié avec l’entourage du souverain. Il ne reste pas insensible au charme d’une princesse, Salou Casaïs. Comme toute l’élite du royaume, celle-ci est de confession musulmane. Après quelques années, Anselme d’Isalguier reprend le chemin de Toulouse, avec sa femme, leur fille Marthe et six serviteurs dont un médecin du nom de Ben Ali.

La petite troupe arrive à Toulouse, via Marseille, en 1413. Salou Casaïs et ses compagnons se convertissent au christianisme. Marthe épouse un jeune seigneur dont elle aura un fils, Eustache de Faudoas, surnommé le «Maure». Salou donne le jour à deux autres filles qui entrent au couvent. Quant au médecin Ben Ali, il a l’occasion de démontrer ses talents en guérissant le Dauphin, le futur roi Charles VII, tombé malade lors d’une visite à Toulouse. Cela lui vaut une gratification de deux cents écus. Il mourra empoisonné.

Il faudra attendre trois siècles avant qu’un autre Européen, Mungo Park, ne revienne dans la région du Niger. En attendant, les récits de voyage d’Anselme d’Isalguier vont tomber dans l’oubli et feront seulement l’objet d’une notice dans une compilation du XVIIIe siècle, par le chanoine lyonnais Anthelme de Tricaud.

Source: herodote.net/Des_origines_a_nos_jours-synthese

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