[POLITIQUE] QUE FAIT L’UNION AFRICAINE POUR LE MALI, POUR LE CONGO,…?

La dernière élection de la nouvelle présidente de l’Union Africaine (UA) avait suscité beaucoup d’enthousiasme chez bon nombre d’Africains qui voyaient en cet évènement un tournant historique. L’Afrique francophone qui avait jusque là dirigé sans réels résultats tangibles, cette institution dont la majorité des Africains semblait trouver inutile, cédait sa place au leadership de l’Afrique anglophone.
Madame Nkosazana Dlamini-Zuma, l’ancienne épouse du président sud-africain Jacob Zuma est désormais à la tête de l’Union Africaine. Après un sommet après-élection plus tôt réussi, avec quelles décisions emblématiques comme le vote à l’unanimité de la fin du blocus imposé par les États-Unis à Cuba et satisfaisant sur le plan de la prospective économique, des objectifs à atteindre dans un futur proche et un nouveau regard sur la diaspora africaine à travers le monde.

Quelques mois ont passé et l’on n’entend peu la voix de l’Union Africaine sur les problèmes majeurs qui minent l’Afrique, notamment les foyers de tensions et de guerres comme la Côte d’Ivoire, le Mali ou la République Démocratique du Congo. La situation des Noirs en Libye par exemple, l’esclavage en Mauritanie ou la situation intérieure de la Côte d’Ivoire ou l’alimentation de l’insécurité et la traque des opposants sont les principales activités du pouvoir en place. Ces problèmes urgents à régler pour l’Afrique, sont semblent-ils prioritaires avant d’envisager la création de nouvelles institutions économiques ou de veiller à maintenir la croissance africaine dans un monde de récession économique généralisée.
Il ne s’agit pas de négliger l’économie de notre continent mais, il serait impensable que l’Union Africaine ne s’empare pas de ces problèmes et donne pour une fois le ton. C’est ce que les Africains attendent du nouveau leadership, régler les problèmes de l’Afrique depuis l’Afrique entre Africains.

L’axe économique mis en avant par la nouvelle équipe dirigeante de la Commission de l’UA semble avoir éclipsé le volet politique au point que l’Union Africaine est inaudible voire inexistante sur les ondes concernant ces grands dossiers de la politique étrangère.
Une résolution proposée auparavant par la France a été étudiée récemment par le Conseil de Sécurité de l’ONU, qui donne en réponse, 45 jours aux pays ouest-africains pour préciser leurs plans en vue d’une intervention militaire destinée à reconquérir le Nord-Mali, contrôlé par des islamistes extrémistes.
Pourquoi une telle résolution n’est pas une initiative de l’Union Africaine ? Et pourquoi c’est la France qui s’agite pour intervenir au Mali. Que fait l’Union Africaine ? Il en est de même de la situation en République Démocratique du Congo où la situation des droits humains élémentaires est critique, surtout en ce qui concerne les femmes; aucune initiative à l’horizon de l’Union Africaine.
Ces observations ne sont peut-être pas fondées en ce qui concerne l’activité politique et diplomatique de l’Union Africaine sur ces conflits. Mais pour ceux qui suivent l’actualité, le constat est évident. Nous constatons une absence remarquée et remarquable de l’Union Africaine sur le terrain politique et diplomatique concernant les grands conflits actuels qui minent notre continent.

Madame Nkosazana Dlamini-Zuma avait promis aux africains de les arracher des mains des colonisateurs : « Nous allons arracher l’Union Africaine aux colonisateurs » avait-elle déclaré en juillet dernier après sa difficile victoire sur le Gabonais Jean Ping.
Pour arracher l’UA aux mains des colonisateurs, ne faut-il pas œuvrer sur les terrains minés par ces derniers sur notre continent et regagner peu à peu du terrain ? Comment peut-on penser établir un système de libre échange en Afrique entre Africains, dans une Afrique divisée et qui n’est pas libre ?

Il nous semble que c’est là la priorité des priorités. Sur le plan politique l’action de l’Union Africaine est pour le moment inexistante depuis la nouvelle présidence de la Commission de l’UA. Que leur faut-il pour agir ? Plus de temps ?

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2 Commentaires

  1. Boukary Poguyam Répondre

    Quand au problème malien c’est dommage le coup d’état a été la gangrène qui mine le Mali.Heureusement que la CEDEAO a pris ses responsabilités pour stopper ce jeune assoiffé de pouvoir. C’est honteux, ils prétendent que leur sale coup d’état c’est pour libérer le Mali: jusque là rien de leur part. les armes qu’ils réclament qui les a payé ? C’est honteux d’accuser le Président ATT qui dans sa stratégie qui a bien payé ces armes qu’ils réclament. les putschistes ont mélangé leurs problèmes personnels aux problèmes de la nation c’est l’erreur qu’il ne fallait pas.Aujourd’hui et les putschistes défilent pour défier la CEDAO et la communauté internationale,c’est vraiment indigne et même insultant .
    Heureusement que la réunion du vendredi 19 octobre 2012 a abouti a un consensus. « l’envoie des troupes militaires pour épauler l’armée malienne.
    Chers maliens ,je m’adresse aux sages de ce pays qui en regorgent beaucoup je vous en prie il faut donner une leçon de moral à ce jeune Sanogo car il est très mal rentré dans l’histoire.A tous toutes qui soutiennent les putschistes vous faits la honte de ce beau pays « le MALI « 

  2. Boukary Poguyam Répondre

    La nouvelle Présidente vient fraîchement de prendre fonction et son premier baptême de feux est le problème du nord du mali. Nous la souhaitons beaucoup de courage et bonne chance.
    Je souhaite une véritable prise de conscience et de cesser les divisions de clans intestinaux pour aider cette brave « Femme » pour relener les défis sécuritaires ,économiques de notre continent.

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