‎[POLITIQUE] LA CENTRAFRIQUE ÉVITE LA GUERRE

Le président François Bozizé et les rebelles du Séléka ont trouvé un accord de paix.

Bangui respire. Après que la capitale centrafricaine a été menacée la semaine passée de tomber aux mains de l’Alliance rebelle du Séléka, le président François Bozizé a accepté de signer un accord avec ses ennemis. Un gouvernement d’union nationale doit être mis en place. Le premier ministre centrafricain, Faustin Archange Touadera, a été démis de ses fonctions samedi. Il devait être remplacé, hier, par l’opposant et avocat Nicolas Tiangaye. Michel Djotodia, le chef de la rébellion, devait occuper le poste de ministre de la Défense.

Cet accord obtenu à Libreville (Gabon) sous l’égide de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), en présence du président tchadien Idriss Déby, du président gabonais Ali Bongo et du président congolais et médiateur Denis Sassou Nguesso, prévoit aussi un cessez-le-feu immédiat et une période de transition d’un an avant la tenue d’élections législatives. Le Séléka s’est engagé «à se retirer des villes occupées et à abandonner la lutte armée». En contrepartie, il a obtenu la libération «des personnes arrêtées en relation avec la crise».

Par cet accord, le président de la Centrafrique, Bozizé, sauve sa tête et se maintient au pouvoir jusqu’en 2016, date de la prochaine élection présidentielle à laquelle il a affirmé qu’il ne serait pas candidat. Cette perspective est loin de rassurer une partie des membres de l’Alliance Séléka qui avaient fait du départ de François Bozizé leur principale revendication. Le compromis est donc fragile.

«Maintenant, notre regard est fixé sur la formation du gouvernement. Nous sommes d’accord sur la nomination de Tiangaye et nous donnons une semaine pour voir si les accords (de Libreville) sont respectés», a averti le colonel Djouma Narkoyo, du Séléka.

Source : humanite.fr

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