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‎[POLITIQUE] DR FATOU SARR SOW : « LES PAYS AFRICAINS N’ONT PAS DE VISION SUR LE DEVENIR DE L’AFRIQUE »

Fatou SARR SOW, docteur en anthropologie et sociologie politique, Directrice du Laboratoire genre de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, est revenue sur la crise sécuritaire du Sahel, notamment l’expansion des islamistes au Nord Mali. Elle était l’invitée hier dimanche 30 septembre, de l’émission dominicale «Objection» sur Sud FM.

«Il n’y pas actuellement de mouvement nationaliste ou panafricaniste fort capable de faire face à ce qui est en train de se jouer sur le devenir de la sous-région», a affirmé le Dr Fatou Sow Sarr. L’enjeu fondamental de cette crise est l’accès aux richesses en uranium, pétrole et avec les changements climatiques, l’accès au potentiel solaire. D’après elle, cette situation résulte du système politique reçu en héritage de la colonisation, avec un modèle de gouvernance au service des anciens pays colonisateurs et des intérêts des dirigeants. Les pays africains n’ont pas de vision sur le devenir de l’Afrique, il n’y a pas de leadership à l’image des pères fondateurs.

Les projets politiques sont toujours cristallisés autour de questions électorales et de postes à occuper. Il n’existe plus en Afrique d’ensemble fédérateur nationaliste ou panafricain à l’image du Panarabisme Gamal Abdel Nasser avait réussi à asseoir autour de l’Egypte.

Les institutions africaines «ne sont pas à la hauteur des défis auxquels elles doivent faire face», a ajouté Fatou Sarr Sow. Les états sont encore en construction, autour de l’unité et de l’identité africaine alors qu’il est temps d’agir. En dépit des avancées notables, des entités comme la Cedeao et l’UA ont des mécanismes de prévention et d’intervention limités.

Toujours selon le Dr Sow, une reconfiguration géostratégique a conduit à l’élimination de Mouammar Al Kadhafi et à l’instabilité dans le Sahel. Dans leur volonté d’inverser le rapport de forces les puissances occidentales ont armé des mercenaires, les mêmes qui sont en train de déstabiliser la sous-région.

Plus que de l’expansion de mouvements rebelles et islamistes, il s’agit d’une confrontation entre puissances occidentales et puissances du tiers monde.

Le Dr Fatou Sow Sarr a déploré le saccage du patrimoine de Tombouctou au Nord Mali, par les islamistes. Il y a eu quelques réactions d’indignation disparates, mais les pays africains ne se sont pas mobilisés contre la destruction de la mémoire collective de plusieurs siècles d’histoire de tout un continent.

«L’initiative est encore laissée aux occidentaux et les africains sont à la remorque en fonction des intérêts du moment», a souligné l’Universitaire.

Les tergiversations sur une intervention militaire au Nord Mali offrent aux islamistes une marge de manœuvre pour se renforcer et se déployer, menaçant notamment le Sénégal et la Mauritanie. «Un drame humain se joue déjà au Nord du Mali», avec des assassinats, des amputations et des lapidations.

Pour finir, le Dr Sow a ajouté que toutes les parties prenantes dans la recherche d’une solution, devaient s’entendre sur les modalités d’intervention, les moyens techniques et financiers, la nature des forces à déployer etc

Source : Africatime

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Commentaires

  1. destin8000 dit :

    Il est plus qu’urgent à toutes les nations noires du monde d’entier de s’unir véritablement pour srevir nos propres intérêts et créer un contrepoids dans l’échiquier mondial. Malheureusement, trop de noirs s’identifient aux blancs. Il est impératf à chacun de nous d’éveiller ces âmes endormis.

  2. Boukary Poguyam dit :

    Merci Dr Sow.
    J’espère que le message de Dr Sow. je crois que c’est un cris de coeur qu’elle lance à nos gouvernants .
    Je lance un appel à certains maliens ,je veux parler des partisants de Sanogo de respecter la CEDEAO.

    1. Kunta dit :

      Respecter la CEDEAO, mais Mr Boukary, elle fait partie du problème surtout avec à sa tête ce dangereux criminel qu’est Alassane Ouattara. Ah, les africains, dans une large majorité, vous ne comprenez pas les enjeux du monde et comment il fonctionne.

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